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Discours du président Oumar Yali

Depuis quelques jours maintenant, le scandale dit de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) anime les discussions de groupes en même temps qu’il constitue un sujet important de débat dans les réseaux sociaux, de même qu’on en parle dans des journaux de la place.

 

Certaines opinions, clamant haut et fort que notre Banque Centrale n’est, ni plus, ni moins, qu’une boutique placée à la disposition d’une poignée de ceux qui nous gouvernent et soutiennent que ce scandale déclenché depuis plus d’une année vient de paraitre au grand jour pour noyer les travaux et les résultants de l’enquête sur lesquels une commission parlementaire s’attèle de janvier à nos jours.

 

Il est de coutume que face à des questions d’une extrême importance pour l’opinion nationale, surgissent le plus souvent des événements créés pour abuser et détourner l’attention du peuple.

Ainsi, c’est dans ce cadre que pourrait s’inscrire l’événement de la BCM, ce cadre que caractérisent un  moment où les mauritaniens sont plus que jamais attachés à voir clair dans la gestion du patrimoine national, le moment où un groupe de personnes excessivement restreint vivent dans le luxe le plus insolent alors que l’écrasante majorité croupit dans la misère la plus triste, le moment où une prise de conscience conjuguée à une profonde aspiration au changement dans le sens de la liberté, de la justice, de l’égalité, et du bien-être s’installe dans le pays.

 

Si une opinion privilégie de considérer que le scandale de la BCM a été déclenché depuis longtemps mais qu’il vient de se révéler, une autre opinion défend et signe que ce scandale est relativement récent tant en ce qui concerne son début que pour ce qui est de sont développement.

 

Ici, chez nous, en Mauritanie, nous  avons été et de longue date, habitués aux opérations frauduleuses de toutes catégories et de toutes envergures, à l’escroquerie la plus voyante, à la malversation, au mensonge, aux discours, aux soutiens et applaudissements de laudateurs et prédateurs qui,  par leurs attitudes gauches vis à vis de l’intérêt supérieur de l’Etat et des citoyens, conduisent irrémédiablement, et directement aussi bien la Mauritanie que son peuple à la grande catastrophe.

 

Mais heureusement, nous n’avons jamais connu un scandale dans le domaine, un scandale d’une gravité telle que celle du scandale de la BCM. En effet, la portée de ce scandale va au-delà de nos frontières nationales.

 

Oui, effectivement il en est ainsi car, selon l’avis de certains grands connaisseurs du domaine des finances et de l’économie, ce scandale pourrait avoir des répercussions extrêmement graves sur la renommée de notre Banque Centrale, des répercussions négatives sur notre monnaie, sur les rapports monétaires de notre pays avec le monde extérieur et sur la crédibilité du système monétaire mauritanien.

 

Cet avis de spécialistes des finances et de l’économie, ajoutée à la montée de la criminalité, à l’injustice de tous les jours, à la mauvaise gestion endémique, aux pratiques rétrogrades et inhumaines de l’esclavage, à la négation de réalités à la fois amères et criantes, aux viols et vols devenus monnaie courante dans les édifices publics (comme c’est le cas de le Direction du Budget et de la cours suprême de justice) et d’autres maux sociaux et culturels justifient bel et bien le souhait de la refondation de l’État mauritanien et de la radicalisation pour une action globale envisagés respectivement par AREM et RAG.

 

Il revient aux citoyens que préoccupe la Mauritanie, aux citoyens femmes et hommes jeunes et vieux épris d’une Mauritanie juste, égalitaire, digne, unitaire, et vivable d’être plus vigilants afin que le pays ne sombre définitivement dans la catastrophe qui le guette par ces temps que nous vivons actuellement.

 

Je vous remercie.

 

Nouakchott le 09/07/2020

Oumar Yali, ancien sénateur, ancien ministre,

Président du Parti Radical pour une Action Global

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