168 jours 17 heures 39 minutes 25 secondes que le président Biram Dah Abeid est emprisonné!


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Torture publique et violence ciblée : L’Etat Mauritanien face à la demande de justice.

La première vidéo que je vous propose ici, dure quelques secondes, la deuxième un peu plus, mais le contenu est suffisant  pour heurter la sensibilité  de tout celui qui dispose d’une once d’humanité.

Ces images sont épouvantables. Elles sont d’une dureté crue et d’une barbarie grégaire. On se croirait dans la jungle.

Même une armée d’occupation se réserverait de cette sale besogne.

Nous sommes en République islamique de Mauritanie, un Etat membre des Nations Unies et signataire de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Sa loi fondamentale consacre l’effectivité des libertés individuelles et collectives et le droit de manifester ou encore celui d’exprimer librement ses opinions.

Quel paradoxe ! C’est juste un écran de fumée.

Les manifestants d’IRA – Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste – sont  quotidiennement  traqués et matés dans le sang en Mauritanie.

La dernière escalade était  contre la manifestation du Mouvement abolitionniste (d’où sont issues les deux vidéos) remonte au  jeudi 20 décembre 2018 : militants et sympathisants avaient battu le pavé pour demander la libération de leur Leader, le député Biram Dah Abeid incarcéré  depuis 138 jours  prétendument à cause d’une plainte déposée contre lui par un journaliste. C’est la partie visible de l’iceberg. En réalité c’est  juste un prétexte pour le pouvoir, le maitre d’œuvre de l’arrestation du leader abolitionniste.

En réalité, le pouvoir de Nouakchott a utilisé le journaliste comme taupe et faux témoin pour envoyer Biram Dah Abeid en prison.

 

Les autorités mauritaniennes n’ont pas fini d’étonner la communauté internationale par leurs agissements obscènes et insidieux.

Après avoir planifié et orchestré ce plan machiavélique et pour  se dédouaner,  elles soutiennent  que l’homme est un détenu de droit commun.

Dans cette opération de répression, tout est calculé et programmé  pour pouvoir atteindre le moral de Biram Dah Abeid et l’humilier.

En effet, sa fille  Aicha Biram  a été prise délibérément pour cible.

Sur la vidéo, c’est bien elle qui est passée à tabac  par des policiers complètement déchainés et plus que jamais déterminés à l’achever. Après avoir essuyé cette avalanche de coup de matraques et de gourdins, l’infortunée n’a eu droit à la sauve que par la grâce de dieu : elle a été victime d’une double fracture au bras gauche, sans compter le traumatisme causé par cette agression.

Le bilan des blessés au cours de cette manifestation est lourd : 27 blessés au total, 2 fractures et plusieurs entorses.

Parmi ces victimes de la violence policière, Leila, la femme de Biram Dah ABEID une cible pas comme les autres. Le seul crime de cette femme, c’est d’être  l’épouse de Biram.

Elle est dans la ligne de mire des autorités. En effet, tous les moyens sont bons pour fragiliser le leader  du mouvement IRA.

Leila et Aicha  paient le prix de l’engagement politique de Biram : pour la première,  il s’agit du  courage politique de son mari et pour la seconde l’opiniâtreté d’un  père qui se bat vaille que vaille pour une Mauritanie débarrassée des pratiques esclavagistes  où tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droit, tel que stipulé par la convention Universelle des droits de l’homme.

 

Si du côté des manifestants on pleure, on se soigne et on panse les plaies. On ne comprend pas cet acharnement !  On est estomaqué.

Pour les autorités, la mission est bien remplie, les ordres ont été  exécutés à la lettre.

Les images de la répression ont été  visualisées par les commanditaires. Ils sont satisfaits de la correction infligée aux manifestants.

En effet, les policiers qui ont fait preuve d’un excès de zèle dans cette mission éhontée ont été félicités par la hiérarchie : parmi ces tortionnaires cet homme. Il est prêt à recommencer.

En effet, la déclaration du ministre français Jean Yves le DRIAN  qui a soutenu  malencontreusement que le président d’IRA, Biram Dah Abeid est un détenu de droit commun et non un détenu politique a été entendu et interprété par Nouakchott comme un feu vert. Ces propos  sont donc pour quelque chose dans la manière forte utilisée pour réprimer les manifestants qui demandaient la libération de leur leader.

D’ailleurs, pouvait-on entendre l’officier de police qui dirigeait, ce jour-là  les opérations dire  sans ambages «  frappez les fort, sans pitié ! La France par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères a déclaré que le chef de cetre bande du mouvement IRA est un criminel. Et l’officier de police d’ajouter que l’Occident a enfin compris que les gens de IRA sont des voyous »

 

Moussa SOUMARÉ

 

Vice président IRA France et porte-parole

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