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La machine de mobilisation populaire IRA – Mauritanie, commence à tourner

Le 3 août 2018, c’est à partir du département Darnaim, nord de Nouakchott, que sous la houlette de Biram Dah Abeid, candidat tête de la liste nationale des députés de la coalition Rag-sawab et, en même temps candidat aux élections présidentielles de 2019 en Mauritanie, la coalition entame la campagne de mobilisation de ses troupes en vue des rudes batailles électorales, qui vont émailler les mois à venir. Ce soir-là, l’enceinte de la maison de l’ingénieur en hydraulique Mohamed Jaroullah, membre du bureau exécutif du Rag et candidat de la coalition à la mairie de Darnaim, refuse le monde. A sa prise de parole, Biram Dah Abeid fustige le système, responsable selon lui de la « guethoisition » des Hratin dans les villes ainsi que de leur « homelandisation » dans le monde rural. Le chef de fil des candidats de la coalition compare les pratiques de la gouvernance en Mauritanie, avec celles du régime de Pretoria du temps de l’apartheid. L’orateur, très à l’aise devant une foule acquise et euphorique, minimise la capacité des troublions Hratin, détracteurs attitrés et acharnés du président d’IRA, à faire le poids face à notre puissante machine de mobilisation et notre vigoureux discours de persuasion, à t-il déclaré. Biram Dah Abeid, en fin, a lancé un appel à la jeunesse Hratin libérée, aux maures en quête d’émancipation, de bien-être et de paix civile durable, et aux groupes d’afro-descendants mauritaniens aspirants à recouvrir une citoyenneté pleine, à concourir d’une seule voix, à la démolition et subversion des chaînes d’esclavage qui maintiennent encore plus de 20% de mauritaniens au banc de l’humanité.

Le lendemain, 4 août, fut le tour du département de Riyadh (PK) où le siège de la coalition a accueilli le président Biram Dah Abeid. Une foule compacte, composée surtout de jeunes et de femmes, non sans diversité ethnique apparente. À côté de Biram Dah Abeid, son ami et compagnon de toutes les luttes : Ahmed Hamdi Hamar Vall. Les deux sont des intimes depuis l’âge de 13-14 ans, au collège de Rosso. En 1982, sous l’influence des intellectuels noirs prônant la négritude, des leaders panafricanistes africains, ainsi que des activistes du parti gauche sénégalais And-Jeff, Biram Dah Abeid et certains de ses condisciples, créèrent le MNA (Mouvement National Africain). Kane Seydou Bocar, Mohameden Saleck, Sidibe Baye Moussa ou Ahmed Hamdi Hamady Vall, étaient du groupe. Membre fondateur d’IRA-Mauritanie, emprisonné en 2012 avec Biram Dah Abeid suite à l’incinération des codes d’esclavage, puis en 2016 dans l’affaire « Adabaye Bouamatou », Ahmed Hamdi est toujours cités en tête des constants et des fidèles parmi les compagnons du leader abolitionniste. Hamdi défend les couleurs de la coalition Rag-sawab dans une commune très symbolique, Riyadh, là où est née IRA – Mauritanie, une certaine journée d’octobre 2008. À Riyadh, il y a aussi la place, devenue mythique, où Biram Dah Abeid a autodafé les livres d’esclavage mauritanien le 27 avril 2012. Riyadh est aussi la commune de Nouakchott où vivent Ahmed Hamdi et Biram Dah. C’est la commune au sein de laquelle, les populations ont donné à une avenue, le nom de Biram, contre le gré des pouvoirs publics. C’est la commune où tous les transfuges, ennemis et détracteurs de IRA, ont jeté leur dévolu. Face à cette ruée hostile, Ahmed part au charbon pour défendre le fief symbolique du mouvement abolitionniste.

Dans son intervention, Biram Dah Abeid relate la naissance du mouvement à Riyadh et les douloureuses péripéties des affrontements populaire, idéologique, judiciaire et sécuritaire avec le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz. Il souligne la capacité de survie et de résistance d’IRA, son aptitude à se recréer, à déjouer les plans du pouvoir, à contourner les effets des interdictions, sa capacité de réplique ainsi que l’esprit et la force de ses contre-attaques et offensives. Biram Dah Abeid a réitéré l’engagement de la coalition contre le racisme, contre l’esclavagisme et pour l’édification d’un État de droit dans le pays. Il a rassuré les militants que les insulteurs publics, qui diabolisent IRA à cause de sa coalition avec Sawab, et qui sont recrutés de manière directe ou indirecte par les génocidaires et leurs complices, vont échouer lamentablement, comme leurs prédécesseurs mouchards et indicateurs maures et Hratin, qui les avaient devancé, en acceptant cette salle besogne et mission traîtresse contre IRA.

Le jour suivant, 5 août, Biram Dah Abeid et le président de Sawab Abdessalam Horma, arrivèrent au siège de la coalition Rag-sawab à Teyaret, Nouakchott. Les deux hommes, devant des militantes et militants fortement motivés, s’exprimèrent sur l’unité nationale dans le pays, une unité qui, selon les premiers leaders de la coalition, passe par la vérité et la réparation des passifs-actifs lourds dont la déportation forcée de mauritaniens de leur pays en 1989. Ils déclinèrent leur engagement pour la résolution de cette grande question qui est insérée par les priorités se leur projet pour la Mauritanie prochaine. Le rassemblement de Teyaret a été suivi par une visite symbolique, de proximité, pour une famille victime de déportation en 1989.

 

Nouakchott 06/08/2018

La commission de la communication d’IRA-Mauritanie.

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