M. Abdallahi Matala Seck et M. Moussa Biram restent emprisonnés.


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Pour la Mauritanie, osons nous parler ! Déclaration

Une assemblée générale du mouvement IRA a été tenue le 11 mars, chez son leader Biram Dah Abeid. Des prières à la mémoire de nos défunts militants précédaient l’ouverture des travaux. La réunion portait sur l’avenir du pays.

Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz vient de réitérer son départ en 2019, au terme d’un second quinquennat à la tête de l’Etat. Une décennie de pouvoir solitaire ne lui permit d’entamer le règlement des contradictions lancinantes de l’esclavage et de l’inégalité matérielle et morale sur fond de racisme ; la problématique de la discrimination reste l’insuffisance majeure de son bilan.

 

Cependant  au cours des dix mois à venir, il garde encore la faculté, s’il le veut, d’instaurer les fondements d’une véritable démocratie, par l’apaisement avec ses adversaires et l’apurement du passif dans le domaine des droits humains. Des concessions et garanties réciproques consolideraient l’entente sur la base de l’intérêt général, qui est le socle de toute fortune appelée à durer.

 

En conséquence, IRA – Mauritanie lui recommande, vivement, de libérer l’ensemble des détenus  d’opinion, dont les militants internés à  Bir Mogrhen, le sénateur Mohamed Ould Gadda et son co-accusé Mohamed ould Mohamd Mbareck ; autant serait-il inspiré de renoncer aux poursuites contre les syndicalistes, les journalistes, les autres élus  et d’annuler les mandats d’arrêts visant les opposants Mohamed  Bouamatou, Mohamed Dabbagh et Moustapha Limam Chafi.

 

Le temps semble venu de reconnaître et enregistrer  IRA – Mauritanie, le parti Rassemblement pour une Action Globale (RAG), les Forces Progressistes pour le Changement (FPC), Touche Pas à Ma Nationalité (TPMN) et toutes les entités en instance de caution légale, qui souscrivent aux standards internationaux de promotion de la paix par l’équité.

 

Enfin, pour clore le processus et laisser la Mauritanie porter l’empreinte d’un réformateur dont elle se souviendrait sans regrets, Mohamed Ould Abdelaziz gagnerait à organiser des concertations – publiques ou en toute discrétion – qui déboucheraient sur une alternance paisible ; de la transparence du vote et du consensus entre les acteurs, résulte la légitimité de l’élection.

 

Bien entendu, IRA – Mauritanie contribue, depuis des mois, au succès de l’effort de concertation inclusive, par delà les clivages de partis et les querelles de préséance. La dynamique se poursuivra, avec le soutien de la société civile et des notables religieux.

Nouakchott le 13/03/2018

La commission de communication

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